sep
12
2017

Après la cité de l’UA, le Centre interdiocésain, vers un autre dialogue à Brazzaville ?

Certaines indiscrétions font état d’un probable dialogue entre Congolais en gestation, qui se tiendrait à Brazzaville, sous la facilitation de Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo. Des contacts seraient déjà entrepris au niveau de la classe politique, mais le tout dépend de la position du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement.

Le « oui » de cette méga plateforme de l’Opposition est la clé qui ouvrira la serrure de ces pourparlers dont l’objectif est de se mettre autour d’une table pour traverser la date du 31 décembre 2017 sans turbulences, d’autant plus que les élections, selon le président de la Ceni, Corneille Nangaa, ne sont pas possibles, sur le plan technique, d’être organisées à cette date.

Les mêmes indiscrétions précisent que chaque composante aura six délégués à Brazzaville. Il s’agit de la Majorité présidentielle, l’Opposition signataire et le Rassemblement. Le Front pour le Respect de la Constitution et la Société civile auront chacun quatre délégués, alors que deux évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) sont également prévus dans cette rencontre. Au total, 28 délégués pour tenter de mettre fin à la crise qui ronge dangereusement la RDC.

Cela pourrait être une des raisons pour laquelle le président de la République Joseph Kabila a effectué, jeudi 7 septembre 2017, une visite de travail de quelques heures à Brazzaville.

Denis Sassou Nguesso a tout intérêt a parrainé ces assises car, quand ça brûle en République démocratique du Congo, le Congo Brazza est la première victime.

Mais on se rappellera que Félix Tshisekedi, soutenu par plusieurs cadres du Rassemblement, avait déclaré qu’il n’est pas demandeur d’un poste quelconque, et qu’il n’est partant pour un autre dialogue. Pour le Rassemblement, seul l’application de l’accord de la Cenco compte. Donc, les élections au plus tard le 31 décembre. Au cas contraire, une transition de quelques mois sans Joseph Kabila.

Or, si le Rassemblement n’est pas partie prenante à ce dialogue, ce dernier n’aura aucun sens, car la crise persistera. Sassou devra faire preuve d’une très haute diplomatie pour convaincre Limete à traverser le fleuve. Et si tout marche comme souhaité, les jours de Tshibala sont comptés.

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