mai
14
2016

Bukavu : Les sinistrés de Kalehe en débandade

Les sinistres de kalehe dans le camps de transit

Les sinistres de kalehe dans le camps de transit

Les sinistrés des catastrophes naturelles de Kalehe en difficulté. Ils sont déguerpis du camp Cheya situé dans la plantation de la société Pharmakina en localité de Muhongoza.
Ils logeaient dans cette concession après les éboulements du 25 octobre 2014 qui ont emporté plus de 100 personnes, dévasté des maisons et des champs des paysans.

Selon le président de la société civile de kalehe, c’est aux environs de 3h du matin le samedi 14 mai que des policiers en provenance de Kavumu sont arrivés dans cette concession avec la mission de chasser les occupants qui sont des sinistrés de tristes éboulements qui ont causé mort d’hommes à Cishenyi et Rambira dans la localité de Bushushu.
D’après Désiré MADJEGE, Cishenyi et Rambira ont été déclarés sites impropres à la construction par les autorités provinciales du Sud Kivu. Un terrain a alors été amenagé à Bulera pour accueillir ces sinistrés d’éboulement.
Notre source renseigne qu’en juillet 2014, ces sinistrés ont commencé à s’installer sur ce nouveau site, obtenu avec l’appui des inspecteurs de la territoriale et des autorités de la chefferie de Buhavu.
Dès lors, plus de 200 familles y vivent, mais aujourd’hui, toutes sont en débandade ; leurs maisons et tantes érigées en bâche ont été incendiées, à en croire le président de la société civile / Kalehe, Désiré MADJEGE.
L’administrateur du territoire de kalehe confirme cette information ; mais sans donner des précisions sur l’incendie des maisons. Selon des sources concordantes au sein de la Pharmakina, les sinistrés ont occupé cette concession sans l’aval de la propriétaire qui est la société pharmakina.
Ces mêmes sources font savoir que le déguerpissement s’est fait en exécution du jugement au premier degré du tribunal de grande instance de kavumu.
La chefferie de Buhavu qui disputait ce terrain avec la pharmakina était allée en appel, mais le jugement du 1er degré a été confirmé par la cour d’appel, il ya au moins un mois, ajoutent ces sources.
Aujourd’hui, ces familles qui ont tout perdu sont abandonnées à leur triste sort ; le gouvernement provincial peine à trouver un terrain approprié pour les abriter.

Reportage d’Elysée Muzalia

Langues: 
Genre journalistique: 
Thématiques: 

Partager