nov
21
2015

Chanter l’amour et la paix encore possible selon le duo Alfred et Bernard.

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Pacifique Cubahiro

Ces jeunes jouent de l'Umuduri, instrument traditionnel. Ce vendredi, 20 novembre, ces jeunes se sont produits à l’Institut Français devant un public qui ne cesse de croire en la tradition burundaise. Plus d’une heure, les chansons comme « Nkundabantu » (littéralement qui veut signifier j’aime les gens ), « Abagore bagufi », (les femmes non élancées) et bien d’autres parmi leurs chansons, ont été jouées dans un concert de sons des instruments traditionnels et modernes.

Alfred et Bernard ont grandi au rythme de l’Umuduri et aujourd’hui, ils ont fait de la musique traditionnelle, une manne pour toujours. Mais pour le moment, leur espoir a atteint ses limites : « C’est la première fois, depuis le début de cette crise que nous sommes arrivés à organiser un concert. Il est temps que cette crise finisse afin que l’artiste burundais puisse vivre de son art. » Regrette Alfred.

Il ajoute que les sujets qu’ils chantent particulièrement l’amour, la paix et des thèmes de la vie courante sont plus que jamais nécessaires dans cette période de crise politique et sécuritaire que connaît le pays. Dans ce concert qui a fini près de 20 heures, tout le monde avait envie de partir vite, quitter le centre-ville où se situe l’Institut Français pour arriver dare-dare chez soi. Le public était essentiellement composé des étrangers expatriés et leurs amis.

Ces derniers jours, des concerts du genre sont rares car jouer un air dans un univers où des balles de fusils font leur propre musique, paraît pour les artistes et les mélomanes, un pari qu’ils ne comptent pas en tout cas gagner dans cette période de troubles à Bujumbura.

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