juin
17
2016

Difficultés des journalistes en exil pour informer

Depuis le putsch manqué du 13 Mai 2015, plusieurs medias privés ont été réduits au silence et en cendres. Une bonne partie de leurs journalistes ont été contraints à l’exile. Ils se sont réfugiés dans les pays voisins comme le Rwanda, la Tanzanie, voire plus loin sur le continent européen. Conscients de leur apport dans la société, ils n’ont cessé de vouloir informer. Pour y parvenir, ils utilisent désormais essentiellement les réseaux sociaux et d’autres canaux à leur portée.

La radio Bonesha FM est l’une des stations qui a été frappée par cette crise. Une partie de son personnel est resté au Burundi et continue à travailler en alimentant le site de la radio. L’autre partie se débrouille en étant à l’étranger. Les deux parties se partagent le peu de recettes qui entre. « Les salaires sont réduits à moitié pour le journaliste a l’extérieur du pays et d’un tiers pour ceux qui sont restés au pays » grogne un journaliste de Bonesha basé hors les frontières du Burundi. Toutefois, il n’attribue pas la responsabilité à son employeur.

« Les conditions de travail sont difficiles. Les revenus qui entraient à travers les publicités ne sont plus là » regrette le Directeur de Bonesha FM. Patrick NDUWIMANA demande au Gouvernement de reconnaître le pluralisme médiatique comme pilier de la démocratie et de permettre aux radios de réémettre. Avec le personnel de Bonesha FM à Bujumbura et celui qui a fui, il indique que la communication se fait via les réseaux sociaux.

Au micro de Jean Bigirimana, il explique les difficultés que ses journalistes rencontrent dans leur métier. Il en profite pour demander aux journalistes de maintenir l’esprit de professionnalisme.

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