juin
14
2015

Ils attendent la réouverture de leurs radios

Equipe de la radio Isanganiro

Pacifique Cubahiro

Un mois, jour pour jour, 5 radios et 2 télévisions n’émettent plus depuis qu’elles ont été attaquées. L’envie de travailler pour les journalistes et le droit à l’information plaident pour leur réouverture.
Ces journalistes sont nombreux à vouloir travailler même si certains médias ont été sérieusement endommagés. Une lueur d’espoir se pointait à l’horizon, lorsque des démarches visaient une plate-forme qui rassemblerait des journalistes des medias concernés pour travailler en commun. Ce projet était soutenu par La Benevolencia Grands Lacs et Search For Common Ground. Même si cette démarche était critiquable à certains points par les responsables de ces médias, ils n’ont pas eu le temps d’affiner ce projet tombé à l’eau avec la décision du Procureur général de la République. Elle ne leur donnait pas le choix en interdisant 4 médias de fourrer le pied à la Maison de la presse, bien appropriée pour le lancement de pareil projet. Pour le moment, aucun immeuble de ces 4 médias ne pourrait pas abriter cette plate-forme puisqu’ils sont toujours gardés par la police car les « enquêtes judiciaires » continuent.
Du côé du gouvernement, l’accusation est simple nonobstant toute enquête : radio Bonesha FM, radio Isanganiro, la Radio Publique Africaine et la radio Télévision Renaissance étaient de mèche avec les auteurs du coup d’Etat manqué du 13 mai dernier. Ce que nient catégoriquement ces médias.
Pour prouver leur détermination à livrer l’information à la population certains journalistes ne résignent pas sur les idées originales et contribuent autant que se peut. Dans un climat délétère, la télévision Renaissance fait des reportages et les partagent sur internet via You Tube. La radio Isanganiro compte s’appuyer sur les journalistes encore au pays pour alimenter régulièrement son site internet. D’autres partagent les informations sur certaines pages Facebook comme S.O.S médias (attention tout de même aux gens qui utilisent des noms des radios pour ouvrir leurs propres pages‼).
Faut-il en rester là ?
Certains professionnels des médias pensent qu’il est temps de prendre le rôle qui leur revient pour défendre leur métier. Au lieu de croiser les bras, il vaut mieux être valablement représenté dans les négociations en passe d’être effectives entre la société civile, l’opposition et le Gouvernement plutôt qu’attendre ce dernier qui semble moins pressé à agir motu proprio pour le retour à l’antenne de ces radios.

Pacifique Cubahiro, pour Info grands Lacs.

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