sep
07
2015

La politique de la gratuité des soins aux femmes enceintes et enfants a occasionné l’encombrement au CHUK.

Concernant les soins, dans l’Hôpital Universitaire la demande dépasse l’offre. Ils font tant que faire se peut à ce que tous les patients soient satisfaits de l’accueil et de la qualité des prestations qui leur sont offerts. Le Centre Hospitalo-Universitaire de Kamenge, CHUK, dispose une moyenne de 400 lits d’hospitalisation.

Le soir, on peut trouver des patients qui sont couchés sous le ciel ouvert et sans matelas ni couverture surtout devant la maternité. Le Directeur Adjoint chargé des soins au sein du CHUK, s’explique en disant que depuis l’initiation de la politique de la gratuité des soins de santé pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans, il y a eu une montée en puissance de la demande des soins à cet hôpital. « Il y a des femmes qui pourraient être reçues et traitées aux centres de santé mais qui préfèrent venir au CHUK parce qu’elles se disent que si jamais il devait y avoir une complication, une césarienne, une opération ou une prise en charge d’un prématuré il y a de la néonatologie pour les nouveaux nés, elles viennent ici » ; précise-t-il.

Il continue en insistant sur la forte demande. Les salles d’attente aménagées pour un effectif de deux lits sont maintenant occupées par quatre lits. C’est pour cette raison même qu’on trouve des femmes à l’extérieur. Les unes quittent cette chaleur occasionnée par l’étroitesse des salles d’attente, les autres sont en mouvement recommandé par le médecin. On a même arrivé à augmenter des infirmiers et les patients sont assistés jour et nuit. Il estime que le CHUK offre de bons services qu’ailleurs.

Quid des employés du CHUK qui ont des cabinets privés ?

Docteur BIVAHAGUMYE Léonard indique que les cabinets privés, les cliniques ou hôpitaux privés sont des structures de soins en compléments des structures de santé publiques. Ils sont agrées par la loi. Quant à lui, il y serait dangereux si ces médecins s’occupaient de leurs cabinets payants en délassant les structures publiques. Et dans ce cas, le médecin serait redevable devant la loi, devant le patient de l’escroquerie et devant l’ordre des médecins pour avoir enfreindre la déontologie médicale. Si non le patient a plein droit de se faire soigner dans une structure de son choix ; publique ou privée.

Par ailleurs, au CHUK il y a deux catégories de médecins. Il y a des enseignants qui travaillent et qui sont rémunérés par l’Université du Burundi. Néanmoins, eux ils soignent à l’hôpital aussi parce qu’ils soignent les malades et encadrent les étudiants qui font les stages. Ils ont un contrat de 5 demi-journées par semaine avec l’hôpital et pour le reste de leur temps, c’est à eux de l’organiser soit pour l’enseignement, soit pour leurs affaires privées. La deuxième catégorie est celle des médecins soignants qui dépendent du Ministère de la Santé Publique et de la Lutte contre le Sida.

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