sep
08
2015

L’association FOLUCON.F dénonce la politique de deux poids deux mesures

Dans une conférence de presse tenue ce lundi, la Force de Lutte contre le Népotisme et le Favoritisme au Burundi, FOLUCON.F, s’insurge contre la décision du maire de la ville de Bujumbura qui interdisait la tenue d’une marche- manifestation pour décrier l’insécurité régnante en mairie de Bujumbura. Cette association comptait les organiser en date du 2 septembre. Dans une correspondance du maire de la ville, cette marche-manifestation était impossible à défaut des policiers pour sécuriser son déroulement. Pour Jérémie Ndayisenga, président de FALUCON.F, cette réponse ne convainc guère.

Pour cette organisation l’insécurité qui règne actuellement dans la capitale Bujumbura pousse quiconque, dans la limite de ses pouvoirs, d’agir : « Comment peut-on manquer des policiers pour sécuriser des manifestations pareilles alors que celles non autorisées pour la mémoire du General Adolphe sont organisées régulièrement sous escorte de la police ? C’est par là que nous constatons que c’est une politique qui favorise les uns au détriment des autres. » Conclut Jérémie Ndayisenga.

Cette politique de discrimination se fait remarquer aussi au niveau de la gestion de la crise actuelle. Pour FALUCON.F, la police devait aussi opérer des fouilles- perquisitions dans tous les autres quartiers de la mairie de Bujumbura. Selon son président, des armes ont été distribuées de deux côtés autant pour les gens de l’opposition que pour certains militants du parti au pouvoir, le CNDD-FDD. Et ces deux groupes sont dans tous les quartiers de Bujumbura.

Cette association dénonce une certaine corruption au niveau de la police l’hors de ces fouilles perquisitions : « Pour bien traquer les malfaiteurs, il faudra que la police ne soit pas corrompue par les personnes qu’elle voudrait arrêter, au risque de garder dans les geôles des innocents pour défaut d’argent plutôt que les faits qu’ils ont jamais commis. » Déplore le président de FALUCON. F.

Les membres de cette association espèrent qu’après une nouvelle demande, ces manifestations interdites par le maire de la ville pourront être organisées. Au cas contraire, ils vont manifester contre le gré du maire de la ville, car il serait incompréhensible que la mairie interdise deux fois de suite une marche, qui en tout état de cause, réclame le retour de la sécurité, un concept qui se raréfie davantage dans le langage des habitants de Bujumbura.

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