nov
06
2015

Le Rwanda doit faire un grand effort dans le respect de la liberté de la presse

Le Ministre de la Justice Johnston Busingye est en visite au Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, à Genève, où il a exposé un rapport sur l’état du respect et de la protection des Droits Humains au Rwanda.

Les représentants des USA, du Japon et de l’Italie ont apprécié la situation rwandaise et ont recommandé que le Rwanda fasse un pas de plus dans le respect des Conventions internationales sur le respect des droits humains.

Lors de la récente évaluation par le Haut Commissariat aux Droits Humain en 2011, il avait été donné une série de recommandations à remplir au Rwanda pour une période de 4 ans.

Selon Johnston Busingye sur 67 recommandations émises par cette institution, 63 ont été mises en application dont celles relatives droits à la santé, à la justice, à la promotion de la femme et de l’enfant, à l’éducation, aux droits des média et aux libertés d’expression.

Les trois pays et autres ONGs internationales ont insisté sur le fait que le Rwanda doit faire un grand effort dans la promotion des droits de la presse, des libertés d’expression et au respect de procédures d’arrestation et de détention tout en évitant des actes d’enlèvement et de torture qui, dit-on, ont cours dans les prisons rwandaises.

"Quand nous nous conformons aux recommandations nous prodiguées, ce n’est pas pour plaire aux ONGs investigateurs étrangers qui nous évaluent, c’est pour satisfaire les aspirations et souhaits des citoyens rwandais", a dit Johnston qui a dû batailler ferme quand la session de ce haut Commissariat a achoppé sur la question de la justice rwandaise qu’elle a qualifiée de non indépendante.

"Il y a 21 ans, il n’y avait vraiment pas de justice indépendante pour un Rwanda qui venait à peine de sortir d’un génocide ravageur des Tutsi. Mais actuellement la justice rwandaise est appréciée par le TPIR-Arusha (Tribunal Pénal International pour le Rwanda), par les USA, le Canada, la Hollande et bien d’autres pays qui extradent les sujets rwandais présumés criminels pour venir faire face à la justice du pays. Tout le monde trouve sans tâche notre façon de rendre justice", a dit Johnston tentant de convaincre l’assemblée ajoutant que le Rwanda a souscrit au bien fondé de la CPI/Cour Pénale Internationale mais qu’il est difficile de donner des explications sur le fait qu’il n’a pas encore ratifier le traité portant création et fonctionnement de cette CPI.

Après la présentation du Rapport du Rwanda faisant état du respect des droits de l’homme au Rwanda, beaucoup d’intervenants ont insisté sur la ratification par le Rwanda de la convention portant création de la CPI, sur la promotion des libertés de la presse et des partis politiques dans le pays.

Le Directeur Général de RGB (Rwanda Governance Board), Prof Shyaka Anastase, ayant en charge le développement du secteur des média et l’enregistrement des Partis politiques, a brossé un tableau étalant les mesures incitatives à l’endroit des médias rwandais. A la question des partis politiques, il a parlé de onze formations politiques agréées qui ne sont pas tenues de faire partie du Forum des Partis Politiques.

Il a néanmoins été mentionné le fait que le Rwanda a fait un pas de géant dans la promotion très significative des femmes dans toutes les hautes instances de prise de décision au Rwanda avec une forte population féminine dans l’enseignement scolaire.

IGIHE 

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