mar
16
2017

L’Office Burundais des Mines et Carrières (OBM) prêt à faire le ménage dans le domaine minier

L’Office Burundais des Mines et Carrières (OBM), une institution étatique, dotée d’une autonomie de gestion a été créé en 2016 pour planifier et coordonner toutes les activités du secteur minier au Burundi.

Aujourd’hui, le ministre des Finances, du Budget et de la Privatisation dit n’avoir pas des chiffres sur les recettes dans le secteur minier. Selon un cadre de ce ministère, les recettes en provenance du secteur minier ne sont pas prises en compte dans les planifications budgétaires.

Selon Jean Claude Nduwayo, directeur général de l’OBM, le Burundi regorge beaucoup de minerais, notamment le nickel (non encore exploité), le coltan, l’or, le wolframite, etc. Il ajoute par ailleurs que les carrières, aujourd’hui en grande quantité sur presque toute l’étendue du pays sont comprises dans le domaine minier du Burundi. L’OBM compte faire un recensement de tous les sites pour envisager de faire payer des taxes et autres redevances.

Selon M. Nduwayo, l’OBM a pour mission de coordonner les activités dans ce secteur afin que le gouvernement puisse tirer des bénéfices dans l’exploitation des minerais.

« Très prochainement, nous allons commencer à exploiter la terre rare dans la province de Bujumbura (ouest du Burundi). Ces gisements sont évalués à 180 millions de tonnes. Nous espérons cette fois fournir des statistiques qui vont nous permettre de savoir les recettes que le pays pourra tirer de ces revenus.» Fait-il savoir.

Selon le directeur de l’OBM, en moyenne 15 kilos d’or massif sont régulièrement exportés chaque semaine. « C’est une quantité énorme car ça représente environ 40.000 dollars américains. Pourtant le pays y tire peut de revenus sur toutes ces exportations, s’indignent-il.

Jean Claude Nduwayo appelle à la vigilance de tout un chacun pour assurer la transparence dans ce domaine minier, qui présente un fort potentiel de source de revenus.

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