mai
18
2016

Massacre de Beni : la société civile décrète une journée de deuil au Sud Kivu

Enterement des personnes massacrées à Beni

Enterrement des personnes massacrées à Beni

Des voies se lèvent pour dire non aux massacres de Beni ; les défenseurs des droits de l’homme au Sud Kivu condamnent le silence du Gouvernement de la république démocratique du Congo face.
Dans plus de 10 jours, soit depuis le début de ce mois de mai, plus de 50 personnes, majoritairement des femmes et des enfants ont été assassinés par des présumés rebelles ougandais de l’ADF dans cette région de Beni. Ce qui alourdi le bilan à plus de 1 000 morts depuis octobre 2014, selon la société civile.

Cette situation dramatique nécessite une intervention urgente des forces armées de la république démocratique du Congo, estime le Réseau des Défenseurs des droits de l’homme, RADHOSKI. Son président, Raphael WAKENGE se dit horrifié par ce qui se passe à Beni.
Des femmes enceintes éventrées, des bébés mutilés, des êtres humains ligotés et égorgés. Ces images qui circulent sur des réseaux sociaux sont très choquantes et insupportables.
Face à cette situation, les défenseurs des droits de l’homme soutiennent la décision du bureau de coordination de la société civile de décréter la journée du vendredi 20 mai « journée de deuil » sur toute l’étendue du Sud-Kivu.
Cette journée de deuil organisée par souci de solidarité avec la population de Beni, précise la société civile, se déroulera à 9 heures devant le bureau de coordination de la société civile. Un registre des lamentations sera exposé en vue de récolter des messages de compassion et des condoléances de la population du Sud-Kivu.
Notons que les coordinations de la société civile de Beni, Butembo et Lubero au Nord-Kivu ont adressé une lettre ouverte au chef de l’Etat Joseph Kabila sur les massacres des civils dans cette province de l’Est de la RDC.
La société civile de Beni, Butembo et Lubero demande au président de la République d’assumer son pouvoir régalien comme Commandant suprême des forces armées de la République.
Elle plaide pour l’évaluation de l’opération Sokoka 1 ainsi que des opérations conjointes menées par l’armée congolaise et la Monusco. Les massacres recensés ces derniers jours ont soulevé des mouvements de protestation sur le web.
Sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et Twitter, les hashtag ‪#‎JesuisBeni et #‎JusticeforBeni ont été créés pour dénoncer la mollesse des autorités congolaises face à ce que certains internautes qualifient de «massacre en silence de la population à Beni».

Reportage d’Elysée Muzalia

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