juin
10
2016

Nécessité d’une réunion d’urgence pour la subvention des Communes.

La loi des finances de 2016 prévoit une subvention de cinq cent millions à octroyer à chaque commune. Le PARCEM constate que cette mesure était nécessaire car elle jetait la base de la mise en application au concret de la politique de décentralisation sur l’aspect financier et, partant, contribuer à l’éradication de la pauvreté à la base. Néanmoins, PARCEM trouve que des défis subsistent pour que la population puisse en bénéficier les fruits.

Pour cette organisation de la société, civile une subvention de 500.000.000 FBu par commune, avec 119 communes que compte le pays, ce qui signifie une enveloppe budgétaire d’environ 60 milliards de FBu n’est pas facile dans le contexte actuel, couplé au tarissement des appuis des bailleurs. A cela s’ajoute le niveau faible des communes dans la gestion des montants colossaux. « Plusieurs communes du pays n’ont pas les capacités requises sur tous les plans afin de gérer un tel montant ce qui pourrait affecter la gestion et la capacité d’absorption des communes » ; déclare le PARCEM.

Parmi les défis que relève le PARCEM, il y a aussi la corruption et l’impunité qui gangrènent les services de l’Etat ce qui renforcent la mauvaise gestion de tels fonds : le détournement, l’enrichissement illicite, le blanchiment, le favoritisme dans les marchés, la banalisation de la déclaration des biens, ne permettront pas d’avoir des bons résultats. Signalons que la déclaration des biens concerne les mandataires publics (du Président de la République jusqu’au comptable de la commune). Sinon une partie des 60 milliards peuvent se retrouver en train de financer des quartiers pour des résidences de certaines personnalités. Au niveau local, la redevabilité des administratifs est faible, l’implication citoyenne dans le suivi de la réalisation des projets au niveau local est faible. L’apport des citoyens ne devrait pas se limiter à la contribution en main d’œuvre, paiement des taxes mais d’être impliquée dans le suivi à travers la dynamique associative locale.

PARCEM propose, enfin, qu’une réunion impliquant tous les acteurs y compris la société civile soit organisée d’urgence pour voir comment apporter des solutions à ces défis car, cet argent est nécessaire pour lutter contre la pauvreté à la base. PARCEM estime que les acteurs qui seraient invités dans cette réunion sont : Ministère des Finances et de la Privatisation, Ministère de l’Intérieur et de la Formation Patriotique, Ministère du Développement Communal, Ministère de la Bonne Gouvernance et du Plan, FONIC, Société Civile, les Administrateurs communaux, les Gouverneurs de Provinces, les représentants du Parlement, etc. sous la coordination de la Deuxième Vice-présidence de la République.

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