sep
25
2015

Un rapport HRW biaisé : Pas de cachots illégaux et cachés

Le Gouvernement rwandais vient d’apporter ce 24 septembre 2015 un démenti sur les allégations du récent rapport de l’ONG Human Rights Watch/HRW selon lequel le Rwanda entretient des lieux d’emprisonnement illégaux et cachés dont le centre de transit de Gikondo (un quartier du Sud de Kigali) où sont gardés à vue des délinquants en passe d’être transférés dans un centre de redressement et d’apprentissage de métiers compétitifs sur le marché rwandais du travail.

Attaquant en règle le contenu du rapport de HRW, le ministre de la Justice Johnston Busingye a dit que les centres pénitentiaires rwandais sont connus et régis par la loi en accord avec les standards internationaux tels que recommandés par les conventions internationales et légalisés par l’arsenal de lois rwandais.

Une spécificité rwandaise de par la triste histoire récente du Rwanda

Pour le Ministre, le génocide des Tutsi a fait des effets négatifs sur les sans-familles et même les ménages de rwandais. Certains n’ont pas pu s’accrocher et rester soudés.

"Ceux qui n’ont pas pu rester dans les marges d’une vie décente, ils finissent criminels ou prostituées. Quand ils sont récupérés à temps pour leur apprendre des métiers de leur choix, ils expériencent une autre chance de ratraper une vie décente. Le Gouvernement rwandais s’est donc commis à ce projet de redressement des jeunes gens au lieu de leur promettre une vie carcérale. Ce projet s’est avéré prometteur. Il continue d’être mis en application", a dit le Ministre faisant allusion aux jeunes délinquants arrêtés dans les rues des villes du pays qui passent quelques nuits au Centre de transit de Gikondo avant d’être acheminés au Centre IWAWA pour cure de désintoxication et apprentissage de métiers ; le tout pour un séjour de quelques mois.

Pour le Ministre, le fait que ces jeunes gens qui reviennent de ce centre de redressement-formation d’IWAWA pour redevenir des jeunes gens responsables de leurs familles et dans la société, le Rwanda est fier d’avoir trouvé une solution profitable à ses problèmes du moment.

Le ministre a parlé de 7.000 jeunes gens qui ont terminé leur formation de ménuisiers, de maçons, de soudeurs, tailleurs, apiculteurs... "Ceux-ci forment des coopératives cités en modèles dans leurs communautés de base", a-t-il ajouté comme pour dire que ces jeunes gens voient cette fois-ci leur avenir qui promet d’être radieux, eux et leurs familles. En passant, il raconte que les mauvaises consommations de substances toxiques et psychotropes sont un mauvais rêve pour eux.

"Le Gouvernement rwandais prend au sérieux toutes les accusations d’atteinte aux droits humains. Il est prêt à étudier toute plainte de violation de droit de n’importe quel sujet. Des enquêtes seront dûment diligentées pour découvrir la vérité et punir les agents qui seront reconnus coupables", a dit le Ministre et principal mandataire du gouvernement rwandais contrattaquant ainsi le rapport évasif de HRW qui ne précise pas les informations de violation de droits humains qui lui sont rapportés.

En effet, le Gouvernement rwandais dit avoir mis sur pied des institutions publiques chargées de répression de violations de droits humains dont la Police Nationale, l’Office de l’Ombudsman et la Commission Rwandaise des Droits de la personne.

Aussi le Gouvernement rwandais déclare-t-il se désolidariser dudit rapport de la HRW qui utilise un langage déappréciant les efforts consentis dans l’amélioration des conditions de vie des citoyens rwandais.

"HRW a signé un MOU avec le Ministère rwandais de la Justice. Ce MOU stipule que toute atteinte aux droits de la personne doit être portée à l’attention dudit ministère qui doit poursuivre le criminel par le biais des institutions publiques habilitées. Le Gouvernement encourage HRW de se baser sur ce MOU pour faire le monitoring de toute violation de droits humains mais de façon constructive. Malheureusement, HRW va à l’encontre de ce MOU et préfère la propagations des mensonges, rumeurs et contre vérités", a déclaré Busingye.

A la fin le ministre a indiqué qu’il va convoquer les agents de HRW pour leur donner la vraie version des problèmes qu’elle a dégagés dans le rapport, que des investigations d’usage vont être initiés et la procédure appliquée jusqu’à terme.

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