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25
2016

Une commune, un centre de lecture et d’animation culturelle.

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Bibliotheque CLAC

Le Burundi et l’Organisation Internationale de la Francophonie ont signé une convention de partenariat qui date de 1985. Sur base de ce partenariat, le Burundi a près de 20 centres de lecture et d’animation culturelle (CLAC) sur l’ensemble de son territoire. Ces centres sont sous la coordination du ministère de la Jeunesse, Sports et Culture; à travers une de ses directions appelée Centre Burundais pour la lecture et l’Animation Culturelle (CEBULAC).

Selon Léonidas Ndayiragije, le coordinateur des Centres de Lecture et d’Animation Culturelle, les communes sont appelées à disponibiliser des locaux pour abriter une bibliothèque et une salle d’animation. Mais à cause de la crise au Burundi depuis 1993, ainsi que le manque de sensibilité de certains administrateurs, plusieurs communes sont à la traîne afin de se doter de telles infrastructures. Ces dernières doivent respecter les normes internationales prônées dans le système de la Francophonie : « Un local pour la bibliothèque doit avoir une superficie de 100 m2, celui destiné à l’animation culturelle doit avoir au minimum 120 m2. Il faut aussi que la bibliothèque ait au moins un nombre de livres qui varient entre 1750 à 2000», dit le coordinateur des CLAC.

En plus de ces livres, il y a des jeux qui sont fournis par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Certains jeux permettent mêmes aux enfants de développer leur capacité mentale, d’autres sont spécifiques pour les sourds-muets. Le coordinateur des CLAC dit que ces centres sont un palliatif à la carence des livres dans des écoles secondaires notamment dans des lycées communaux nouvellement créés. Ils permettent aussi la préparation et l’organisation de certains spectacles car dans chaque centre, il y a un matériel de sonorisation, ainsi qu’un écran plat qui sert de post téléviseur.

Quant au problème de vol de livres qui s’observe dans certains bibliothèques des écoles, Monsieur Léonidas Ndayiragije dit qu’un centre est administré par un animateur et gardé par les sentinelles qui veillent sur ce trésor. Il dit que même pendant la crise, ces centres n’ont pas été la cible des malfrats et qu’il ne se fâcherait pas trop si quelques livres seraient volés: « Ça serait un point positif pour les Burundais s’il advenait qu’ils volatilisent un livre pour son utilité. » Conclut le coordonateur des CLAC.

Ce système de centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC) est présent dans 21 pays (la plupart d’Afrique). Grâce au partenariat entre l’OIF et les Etats membres, 300 centres sont fonctionnels.

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